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Rédactrices :Janine Rouet, Cécile Vulliod ;
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Le mardi 17 septembre 2019, nous avons bénéficié d’une visite particulière de l’Oratoire, sur le site des ruines de l’abbaye.
Mr Luez nous avait conviés, ainsi que les patients et accompagnants de la Verrière, à redécouvrir cet édifice, dont les travaux de restauration venaient de s’achever.
Au pied des Cent marches et près des murs d’enceinte, nous avons entendu quelques rappels historiques, puis les commentaires éclairants sur la construction qui, avec le puits dit de Pascal est devenu emblème de Port Royal des champs.
Voici les notes prises par C Vulliod, notre secrétaire :

L’abbaye a été entourée d’un mur de terre crue dès le moyen âge ; le mur actuel suit en gros celui construit en pierre au XVII ème siècle, à l’époque de la mère Angélique.

L’entrée ne comportait pas de petite maison, rien n’en a été retrouvé lors de la fouille, contrairement aux représentations de l’abbaye.

L’entrée était probablement un mur, percé de 2 portes ( une charretière et une piétonnière) et surmonté d’un arc brisé.

La petite ferme XIX ème siècle, abandonnée depuis 50 ans et en piteux état, a été partiellement démolie. La tour à laquelle elle s’appuyait a été restituée. Cette tour qui  protégeait l’entrée avec une autre de l’autre côté actuellement en partie ruinée comprend deux niveaux, avec des ouvertures de tir à chaque niveau.

Cette tour faisait partie des 7 ou 8 construites tout autour de l’abbaye, en 1652, durant la Fronde, sous la direction du duc de Luynes, fils du favori de Louis XIII, qui a également entraîné les MM. à la défense. Ces tours et la présence d’hommes armés ont certainement protégé l’abbaye des déprédations de la soldatesque. Le régiment qui a séjourné aux Granges y a causé du désordre mais pas de dégâts.

La présence par ailleurs à Saint-Lambert d’une milice organisée par un certain Sauvegrain a permis aux paysans, qui avaient conservé leurs grains à la différence d’autres régions, de semer et de récolter, évitant la famine.
Ne reste de l’abbatiale que la base des murs et des colonnes, en dessous du sol établi sur décision de la mère Angélique 2 m au-dessus du niveau d’origine afin d’éviter l’humidité. C’est un duc de Luynes du XIX ème siècle qui a fait creuser jusqu’à la base médiévale dans l’espoir de retrouver le tombeau de la duchesse de Luynes, épouse du constructeur des tours de défense.
L’oratoire élevé par Louis Silvy à l’emplacement du chœur de l’église, se retrouvant alors en contre-haut, a été relié au niveau médiéval par un escalier. Le tout, mal bâti, a été entièrement reconstruit en 1891 sur des plans de l’architecte Mabille et selon les techniques de l’époque, à savoir un assemblage d’éléments en kit, dans le but d’y présenter à nouveau les objets intéressants concernant l’abbaye, que Louis Silvy avait rassemblés.
Cet oratoire n’a jamais été consacré. A été seulement célébré un culte par de Vieux-catholiques (catholiques refusant, depuis Vatican I en 1870,  l’infaillibilité papale et la juridiction universelle de l’évêque de Rome) jusqu’au don à l’Etat des ruines de l’abbaye.
Les vitraux sont dus au maître verrier Charles Champigneulle fils : dans l’abside, Saint Pierre, le Christ et Saint Paul ; dans la nef, deux saints importants pour PR, saint Bernard et saint Augustin, et des notabilités de PR, Antoine Arnauld, Saint-Cyran, la mère Angélique et Blaise Pascal .
Au centre de la nef, une dalle recouvre les restes du prince de Conti, ramenés du sud de la France en 1906.
La pierre tombale dressée contre le mur à droite en entrant est celle de Bouchard de Marly, fils de la fondatrice de PR, Mathilde de Garlande.
La restauration de l’oratoire a été en tout point exemplaire.

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